La Palestine ne doit pas rejoindre l'UNESCO
Lundi 31 octobre, en cette journée d’Halloween, une information a semé la terreur aux Etats-Unis. La Palestine a rejoint l’UNESCO en tant que membre à part entière. Le résultat est sans appel, sur 194 membres, 107 ont voté pour dont la quasi-totalité des pays arabes, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine mais aussi à la surprise générale, la France.
Face à ce vote, la réaction américaine ne s’est pas fait attendre. Dès hier, ils ont suspendu leur subvention de 60 millions de dollars destinée à l’UNESCO. Non pas que les Etats-Unis ne respectent pas les principes de la démocratie et refusent les résultats d’un vote qui s’est fait dans les règles de l’art, pas du tout leur genre, mais une loi les oblige à agir ainsi. Cette fameuse loi, datant de 1990, leur interdit de financer une agence spécialisée des Nations Unis qui accepterait les palestiniens en tant qu’Etat-membre sans accord de paix avec Israël au préalable. On ne pourra pas dire que leur avis n’est pas tranché. Israël est leur ami, ils agissent en conséquence. Un geste qui mérite le respect.
« La Palestine ne doit pas rejoindre l’UNESCO ». Le titre de l’édito du Washington Times traduit parfaitement l’avis général des américains. Son auteure, Sonia Bloomfield, va au bout de ses pensées et écrit qu’ « il n’y a pas et il n’y a jamais eu un pays appelé Palestine […] le terroriste et chef palestinien Yasser Arafat a inventé un peuple qui n’a jamais existé ». Phase de déni ? Ou peur de l’avenir ? Car la décision des Etats-Unis de voter contre l’adhésion de la Palestine pourrait faire renaître de plus belle le sentiment anti-américain au Moyen-Orient. Et, en ces temps de printemps arabes, cela pourrait nuire aux traités de paix entre Israël et l’Egypte ou encore la Jordanie. Mais c’est bien connu, qui veut la paix prépare la guerre.