A pas de Guéant vers Le Pen
Depuis 10 mois, Claude Guéant en fait voir de toutes les couleurs aux étrangers. Et aux français d’origine étrangère par la même occasion. Pas une semaine ne passe sans qu’il ne soit au cœur de l’actualité. Un super ministre de l’Intérieur disant ce qu’il pense sans détour, on en a déjà connu un et on sait où il a finit. La provocation est peut-être entrain de devenir un élément de réussite politique.
C’est que Claude Guéant parle sans détours, pas de langue de bois avec lui. Ça, c’est du courage ! S’attaquer aux minorités, prendre le chemin de Le Pen pour récupérer ses électeurs. Car depuis des mois on assiste à un beau spectacle de drague n’épargnant personne.
Et il frappe fort, dès mars dernier, en déclarant que « les français veulent que la France reste la France » et qu’ils « ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux ». Tellement fort que Marine Le Pen lui propose d’être « adhérent d’honneur du FN puisqu’il a été touché par la grâce ». Un mois plus tard il avouait qu’avec « l’accroissement du nombre des fidèles à cette religion [l’Islam], un certain nombre de comportements posent problèmes » puis dans un autre registre que « 24% des étrangers non européens qui se trouvent en France sont des demandeurs d’emploi, c’est presque trois fois plus que le taux (de chômage) national ». Encore un mois plus tard, il confirme ses dires et enfonce le clou en expliquant que « deux tiers des enfants d’immigrés [sortent] de l’appareil scolaire sans diplôme ». Récemment, en Septembre, il s’en prenait au comoriens de Marseille déclarant qu’il « y a une immigration comorienne importante qui est la cause de beaucoup de violence ». Enfin sa fameuse phrase : « la France accueille trop d’étrangers […] c’est l’équivalent d’une ville comme Rennes, c’est deux fois Perpignan » lui a permis d’obtenir un « merci » amplement mérité de la part de Marine Le Pen.
Il lui en aura fallu des efforts pour s’attirer les bonnes grâces du Front National mais bon, quand on aime, on ne compte pas.